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Nous vivons une crise aiguë du logement. Le taux de
vacance dans le canton de Vaud est actuellement de 0,2% alors qu'on parle
de pénurie à partir d'un taux de 1,5%. Il y a trois causes
principales à cette crise : la forte augmentation démographique;
les exigences des ménages en espace ont augmenté; enfin,
les investisseurs privés et publics ayant déserté
le secteur de la construction, le nombre de nouveaux logements construits
a diminué de moitié en dix ans.
Conséquences : les loyers augmentent, de plus en plus de personnes
ne trouvent pas un logement adéquat et l'exode rural se généralise.
Dès lors, certains affirment qu'il n'y a plus de place en ville,
que les procédures administratives sont trop longues et trop lourdes
et découragent les investisseurs. La solution proposée est
de déclasser les zones agricoles et villas pour y construire des
logements HLM. Le résultat d'une telle attitude est d'aggraver
encore plus le problème de la périurbanisation, en rejetant
le logement hors des centres urbains. Cette urbanisation a comme conséquence
d'éloigner les gens et d'augmenter la proportion des trajets en
voiture. Ainsi pour se rendre à son travail et en revenir, le Vaudois
passe environ une heure et demie par jour à se déplacer
et parcourt environ 40 km.
Alors y a-t-il pénurie réellement à cause du manque
d'espace ? N'y a-t-il pas d'alternative à cet urbanisme qui gaspille
l'espace et génère des mouvements parasites?
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